Violences faites aux femmes » un PH référent à l’hôpital Henri-Mondor

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HÔPITAL EMILE-ROUX

Docteur Isabelle Roustang, PH (Praticien Hospitalier) référent à l’hôpital Henri Mondor

19/01/2018
Médecin à Henri Mondor, je fais partie du SAU (Service d’Accueil et d’urgences).
Je suis  également le médecin de la PASS médicale (Permanence d’Accès aux Soins de Santé). Un service médico-social qui dispense des consultations de médecine générale pour les personnes sans couverture médicale sociale et dont l’objectif est de les remettre dans le droit commun).
Je travaille également à temps partiel à l’UMJ (Unité Médico Judiciaire) du CHIC (Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil).
J’ai été désignée, selon la circulaire N° DGOS/R2/MIPROF/2015/345 du 25 novembre 2015 relative à la mise en place, dans les services d’urgences de référents sur les violences faites aux femmes, par le Professeur Khellaf chef de service du SAU , comme cette référente sur l’hôpital Henri-Mondor.

Les violences faites aux femmes sont un enjeu majeur de santé publique. L’OMS a évalué que les femmes victimes de violences perdent entre une à quatre années de vie en bonne santé. Les comorbidités les plus couramment soulignées sont la prématurité des nouveau-nés, l’abus de substances psychoactives, la dépression, les problèmes gynécologiques et le risque de suicide.
Le système de santé est le lieu de premier recours pour les femmes victimes de violences. En France, un quart des femmes font appel en premier recours à un médecin (alors que 18 % seulement se rendent au commissariat de police).

Pour répondre au mieux à cette fonction, j’ai été formée par la MIPROF (Mission Interministérielle pour la Protection des Femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains). Je suis chargée d’organiser au profit de tous les professionnels de l’hôpital qui le souhaiteraient des temps de sensibilisation et/ou d’information sur cette question.

Ces temps ont comme objectifs :

  • d’aider au repérage, à la prise en charge, à l’accompagnement, à l’orientation vers les autres acteurs locaux institutionnels et associatifs de proximité impliqués dans la prise en charge de ces victimes.
  • de faire le point et d’aider à repérer les meilleures pratiques et dispositifs en place.
  • de mettre à disposition des professionnels de l’hôpital et des victimes des supports de communication et de sensibilisation (affiches, dépliants, spots vidéo…) utiles sur les problématiques concernées : violences conjugales, violences sexuelles, mariages forcés, excision…

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