Journée du don d’organe

Journée du don d’organe

Mercredi 22 juin de 9h00 à 16h00
Hall Principal de l’hôpital

L’hôpital est un lieu de soins. Malheureusement dans certains cas, les lésions que présente un patient peuvent dépasser les possibilités médicales, et le décès peut survenir.

Dans le cas le plus classique d’arrêt cardio-respiratoire, les familles peuvent être sollicitées pour un don de cornées. Dans le cas de lésions vasculaires intracérébrales, peut survenir un autre type de décès appelé mort encéphalique ou mort cérébrale. Il s’agit d’une forme de décès rare, au cours duquel le cœur fonctionne encore mais le cerveau est irrémédiablement et définitivement détruit.

En France, 500 000 décès par an, 3046 état mort encéphalique ont été recensé, soit 0,6 % des décès intra-hospitaliers. Un prélèvement multi-organes et tissus est alors envisageable.
L’activité de prélèvement en vue de greffe est une activité médicale à part entière encadrée par l’Agence de biomédecine et les lois bioéthiques. Ces lois affirment la gratuité du don et l’anonymat du receveur et du donneur.

Des milliers de malades en France sont aujourd’hui en attente d’une greffe pour continuer à vivre ou simplement à mieux vivre ; seul le don d’organes rend possible cette greffe. Au regard de la loi, toute personne n’ayant pas manifesté son opposition de son vivant est considéré consentante au don d’éléments de son corps après sa mort afin de faire bénéficier d’une transplantation aux patients en attente de greffe. Le médecin annonce le décès par mort cérébrale. Dans ce cadre, la coordination de prélèvement explique la possibilité du don d’organes et de tissus en recherchant auprès des proches la volonté du défunt pour cette démarche.

La démarche de don repose sur un principe fondateur en France qui repose sur le consentement présumé depuis 1976. C’est-à-dire que tous citoyens est un donneur d’organes et de tissus potentiel hors mis le fait qu’il ait manifesté de son vivant un refus pour cette démarche. En 2017, l’article 192 de la loi de modernisation de notre système de santé apporte plusieurs changements.

Le premier porte sur les modalités de refus qui ne change pas le principe du consentement présumé de la gratuité et de l’anonymat. Mais au contraire il renforce les possibilités d’exprimer un refus de don, soit en étant inscrit sur le registre national des refus (registre automatisé géré par l’Agence de Biomédecine accessible par internet), soit par un écrit authentifié du défunt de son vivant et confié à un ou plusieurs de ces proches. Ou lorsqu’un proche ou plusieurs proches communiquent l’expression écrite de ce refus, le document qui l’exprime doit être daté, signé par son auteur, et authentifié par l’indication du nom, prénom, date et lieu de naissance.