Institut du Rachis

Le mal de dos est souvent qualifié de « mal du siècle ». Chaque année en France, il est responsable d’un peu plus de 100 000 arrêts de travail, les lombalgies représentant 33 % des dépenses de santé en accidents du travail. La pathologie du rachis est donc un réel problème de santé publique en France comme dans l’ensemble des pays industrialisés, 30 à 35 % de la population souffrant d’une douleur lombaire.

Pour la prise en charge de cette pathologie complexe de la colonne vertébrale, imposant une approche pluridisciplinaire et le recours à un matériel lourd
(IRM, scanner, densitométrie osseuse, explorations électrophysiologiques, microscopie chirurgicale, réanimation…), un pôle d’excellence : « L’Institut du
Rachis » vient d’ouvrir au sein de l’Hôpital Henri Mondor (AP-HP).

Il offre une prise en charge pluridisciplinaire des anomalies rachidiennes, au carrefour des spécialités médicales (rhumatologie, neurologie, rééducation fonctionnelle, médecine de la douleur) et chirurgicales (orthopédie et neurochirurgie), et fournit une réponse adaptée à des situations pathologiques très diverses grâce à des techniques efficaces. Intégré dans un pôle neuro-locomoteur, il bénéficie de tous les équipements techniques permettant d’effectuer
les explorations complémentaires à l’examen clinique. Cette unité propose des nouvelles techniques chirurgicales innovantes et en particulier :

— la chirurgie mini-invasive rachidienne pour les arthrodèses par abord antérieur vidéo assisté évitant ainsi les inconvénients des abords et
des techniques d’ostéosynthèses postérieurs
— la chirurgie du remplacement discal par des prothèses de disques lombaires et cervicales afin de respecter la mobilité rachidienne,
— la chirurgie sans bistouri électrique pour éviter les brûlures des tissus péri-rachidiens remplacé par un bistouri à ultrasons.

Chaque semaine, une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) réunit des spécialistes de la pathologie rachidienne (chirurgien orthopédiste,
rhumatologue, rééducateur, neurochirurgien…). Chaque équipe étant sollicitée pour ses compétences spécifiques, la RCP permet une approche pluridisciplinaire des symptômes et pathologies que présentent les patients et au final est proposé au patient la solution thérapeutique la mieux adaptée à
son cas.

L’Institut du Rachis de l’hôpital Henri Mondor (AP-HP), unit toutes les compétences autour du rachis au sein d’une entité unique, renforçant les collaborations et améliorant ainsi l’offre de soins à tous les patients atteints d’une affection rachidienne.
Il englobe également deux structures de recherche avec en particulier l’élaboration de techniques utilisant les cellules souches comme greffe osseuse afin d’éviter le recours aux prises de greffes osseuses conventionnelles sources de saignement, de douleurs et de complications post-opératoires.